‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 109 sur 235 · Chap. m, i · texte numérisé non relu

Chap. m, i

214 LMDÉALISME EiN ANGLETERRE AU XVIII» SIÈCLE

uniforme en sa nature, que toujours au fond se ressemble Tacte de comprendre. Toute la différence qui s'y découvre provient de la variété des objets que cette puissance se propose. « L'objet idéal est multiforme et c'est sa diversité qui » fait toute la diversité que l'on trouve dans nos pensées. » L'acte contemplateur a trop d'uniformité, partant il pèche par trop de monotonie pour que notre attention s'y porte ; au lieu que la chose contemplée touche notre curiosité par le continuel renouvellement du panorama qu'elle déroule. Notre pensée est ou directe, quand elle se termine sur son objet idéal, ou réflexive, quand elle se replie sur ellemême K Dans ce dernier cas, elle se manifeste : soit sous forme de perception (et alors elle est idée, quand nous percevons la chose comme hors de nous, sentiment, lorsque ce qu'elle atteint n'est autre que nous-mêmes ;) soit sous forme de volttion, (en ce cas elle devient active, de purement passive qu'elle était.) Du vouloir relève le jugement, comme de l'entendement la perception. L'entendement ignore; la volonté se trompe. De là une différence profonde entre les défauts afférents à ces deux facultés: « l'ignorance peut » être quelquefois excusable, l'erreur est toujours une » fautes » C'est s'exprimer en Cartésien exact. Suit une série de distinctions entre la pensée active et la passive, la simple et la complexe, la claire et la confuse, l'abstraite et la concrète, la pure et l'impure 3. Parmi ces dichotomies il n'en est pas de plus intéressante que celle qui sépare l'idée et le sentiment : le premier seul de ces faits spirituels nous permet de nous dépasser nous-mêmes, ainsi la

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