‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 110 sur 235 · Ibid.j iv.viii · texte numérisé non relu

Ibid.j iv.viii

vision, cette opération si considérable dans notre existence cognitive, réunit en elle sentiment et idée ; mais ce nest „ue comme perception de l'idée qu'elle procure une connaissance. A cet égard, on la peut tenir pour une manière

de pensée.

Si laissant là notre pensée proprement dite pour examiner ce qui la termine, nous comparons les uns aux autres les objets intelligibles, nous trouverons matière a bien des divisions. Mais ne relevons que les plus saillantes Il est des intellections dans lesquelles nos pensées ont pour fin immédiate les êtres eux-mêmes. Au premier rang de ceux-ci, nous devons placer Dieu. C'est bien a tort en effet qu'un grand philosophe • démontre l'existence de l'être parfait par l'idée que nous en avons. Dieu ne peut se faire comprendre par quelque chose qui ne soit pas lu. A son exemple, les idées et les vérités éternelles sont .éclairées d'une intelligibilité immédiate ^ Cette intelligibilité fait défaut aux objets matériels : pour être compris, ils réclament la médiation des idées. Mais les idées, d ou les tenons-nous ? C'est exactement la question qu agite et résout le troisième livre de la Recherche de la Vérité Ni l'explication tirée d'espèces émises par les objets et à leur ressemblance, ni l'attribution à l'âme d'un pouvoir de produire les matériaux de la science, ni la supposition d'une contemporanéité entre nos idées et nous, m enfin la solution trop flatteuse aux vanités humaines qui ferait de ces objets idéaux autant de perfections ou de modalités en nos esprits, n'est de nature a nous satisfaire. Admettons donc que ces intermédiaires, par

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