Môme chapitre. Ibid
228 LMDÉALISME EN ANGLETERRE AU XVlll* SIÈCLE
à l'égard des phénomènes affectifs un autre rôle que celui de simples conditions et occasions. « C'est quelque autre être y> qui est la vraie cause efficiente ». » - En cet endroit sans doute, le dogmatique espérera une concession : si les opérations du corps extérieur sur no.s organes ne font qu'occasionner nos sensations, les premières n'auront-elles pas au moins dans les secondes de véritables corrélatifs, avec lesquels elles offriront quelque ressemblance ou analogie « ? — Pas davantage. Il n'y a rien, ni dans les corps, ni dans leurs mouvements, d'où nos sensations se doivent naturellement induire. Point non plus en eux de qualités qui correspondent aux sentiments qu'ils sont censés exciter en nous ; point de pouvoir, comme le voulait Locke, de nous aff*ecter diversement. Les qualités que nos sens nous révèlent n'ont, dans les corps, nulle réalité. « Réfléchissez quelle » chose morte et inerte est la matière, combien pauvre et » vide le monde matériel. . . C'est toute fiction... L'homme » marche parmi des tromperies et des illusions. . . Les beau- » tés qu'il croit percevoir sont réellement en lui-même \ » Le réalisme usera d'une dernière défaite. Soit, dira-ton, les sensations ne sont point produites immédiatement par l'action des corps ; toutefois n'en pourraient-elles pas être