Il entra à Pembroke Collège en juillet
3. La Clavis Universalis se réfère à Malebranche d'après celle traduction.
244 LMDÉALISME EN ANGLETERRE AU XVIIl» SIÈCLE
le second, qu'il intitule Clavis phUosopMca. annonce son livre définitif. En ni3, il fait paraître la Clavis Universalis. avec ce sous-titre bien explicite : - Nouvelle recherche » de la vérité, consistant dans la démonstration de la non- « existence ou de l'impossibilité d'un monde extérieur. » Cette année est justement celle où Berkeley publiait ses Dialo-ues d'Hylas et de Philonoùs qui, s'ils ne portaient pas le même intitulé, poursuivaient et réalisaient un dessein
identique.
Ce titre de a clef universelle « n'aurait-il pas été suggéré à Collier par Norris ? Nous lisons, en effet, dans un passage de VEssai de Théorie, ces lignes qui ne purent manquer de produire une vive impression sur l'esprit du futur écrivain moniste : « vous pouvez voir que saint Augustin se )> sert de l'Hypothèse Idéale comme d'une sorte de clavis « 3J0SAICA par laquelle il ouvre les difficultés métaphy- » siques les plus abtruses qui concernent l'Histoire de la » Création. » L'obscur émule de Berkeley professait pour l'auteur de VEssai de Théorie une grande admiration. Il le met sur le même pied que Descartes et Malebranche K 11 ne mentionne qu'avec force louanges le nom de ce philosophe ce pour les écrits et la mémoire duquel il a une » haute estime ^^ «.Lui arrive-t-il, sur un point essentiel, de se séparer du recteur de Bemerton, il s'en excuse. Il nous prend à témoin : devait-il donc abandonner tous les arguments par lesquels il a réfuté la croyance au monde extérieur, parce que celui qui les a censurés est « le grand et » excellent M. Norris ^ ? »