‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 144 sur 235 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

)) comprendre les habitants dans leur totalité ? Si ce n'est » pas une vaine tentative de projeter la prospérité de la » gentry protestante, à l'exclusion delà masse indigène? » Si, à l'exemple des Jésuites qui, à Paris, admettent les ), Protestants dans leurs collèges, il ne serait pas sage à » nous d'admettre dans les nôtres les catholiques romains, » sans les obliger d'assister à nos offices, catéchismes ou » conférences théologiques ? » Ce que le prélat anglican réclamait, il y a cent cinquante ans, ce sera l'honneur d'un grand homme d'Etat contemporain de l'avoir accompli *, mais au prix de quelles controverses, de quelles colères et

de quelles rancunes - !

En môme temps qu'il indiquait les moyens de conjurer la crise morale et économique, l'évêque de Cloyne s'enquérait de remèdes qui permissent d'atténuer les maux du corps et peut-être de les -guérir. Il crut avoir trouvé dans une substance dont il se rappelait que les Indiens d'Amérique faisaient de merveilleux emplois, l'universelle panacée. Le médicament était des plus simples : du goudron dissous dans de l'eau. Il célèbre donc avec transport son remède ; il en fait le baume par excellence. Son enthousiasme, qui gagne bientôt de proche en proche, lui suggère le plus sublime de ses ouvrages : Une chaîne de Réflexions ou Siy^is, sorte de chapiteau mystique qui surmonte son idéalisme. Ce livre, que nous étudions aujourd'hui comme l'expression dernière d une philosophie qui, née de prémisses sensualistes, se terminait à une métaphysique éthérée, dut, parmi les

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