‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 149 sur 235 · Essai sur unt nouvelle Théorie, % 57 et · texte numérisé non relu

Essai sur unt nouvelle Théorie, % 57 et

Sans contradiction aussi, l'on pourrait imaginer que l'une et l'autre présentassent un tout autre sens. Habitués, dès le plus lointain de notre enfance, à les manier et à les comprendre, nous en venons à méconnaître la contingence de leur accord. «Je vois les effets ou apparences et je sais » que les effets doivent avoir une cause ; néanmoins je ne » vois ni ne sais que leur connexion avec cette cause est » nécessaire. Une connexion nécessaire de ce genre, je » suis sûr que je n'en vois pas *. »

Mais un idiome ne se crée point lui seul ; des mots ne se prononcent point d'eux-mêmes. Il faut que quelqu'un ait rivé au signe l'acception ; que quelqu'un, par ce signe, se fasse entendre de quille comprend. Cette langue emblématique de nos sens, cette caractéristique universelle, comme eût dit Leibnitz, qui l'a instituée, qui nous la parle? Dieu. C'est dans le quatrième Dialogue de VAlclpJiron que nous pourrons le mieux étudier cette filiation par laquelle la psychologie de la Vision donne naissance à une théologie rationnelle. Comme Alciphron conteste Texistence de Dieu, Euphranor (lisez Berkeley,) soutient à Fincroyant qu'il n'y a pas plus de raison de douter s'il y a un Dieu que de se demander si nos semblables existent. - Mais les autres hommes me parlent. - Ainsi fait Dieu. Oui, il s'adresse à nous en employant, pour être compris, des signes extérieurs, sensibles et arUtraires. N'est-ce pas d'un symbole arbitraire qu'il use, quand, à l'aide d'un point coloré peint sur notre œil, il nous fait connaître la distance ; quand, de tel ou tel assemblage de sensations, il nous fait conclure au plus ou moins de grandeur ou de petitesse, d'éloignement ou

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