‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 150 sur 235 · Theory. . . , vindicated · texte numérisé non relu

Theory. . . , vindicated

de proximité, d'objets qui ne sont point nous? Comme les lettres de Talphabet diversement arrangées nous disent la pensée de l'écrivain, sans que cette pensée présente avec ces lettres la moindre analogie : de même, la lumière, les ombres, les couleurs, parleurs combinaisons infinies, nous instruisent de ce que Dieu veut que nous sachions, bien qu'entre ces combinaisons et ce qu'elles nous enseignent il n'y ait d'autre rapport que celui qu'a décrété le vouloir actuel du Créateur ^

Ce n'est pas simplement un Dieu créateur qui parle à nos yeux ; c'est aussi un Dieu Providence, toute Sagesse et toute Bonté. Et comme ce langage est de tous les instants, que nous ne cessons jamais de l'entendre, pas un moment ne s'écoule sans que se fasse sentir « l'opération )) immédiate d'un Esprit. » Ce nous est tout Féquivalent d'une création continuée. Le « langage optique » apporte cet autre bienfait de donner la stabilité à l'idiome humain, de « jeter la vie sur les langues mortes, de nous rendre » aptes à converser avec les hommes des siècles et des » pays reculés -. »

Enfin, le Dieu auquel cette très simple méthode nous élève n'est point, comme voudrait Alciphron, une entité vide en laquelle nous pouvons loger ce que bon nous semble : le Destin, le Chaos, une nature plastique, ou tout autre principe anonyme. Le progrès dialectique ne doit pas s'arrêter à mi-chemin. « Les mêmes arguments, conclut Criton, » qui prouvent une première cause, prouvent une cause

1. Alciphron, 4° Dial., § 11. Mais Alciphron insiste et objecte que ces rapports des signes aux choses, constants comme ils sont, devraient suggérer une connexion nécessaire. Euphranor répond que, pour résoudre l'objection, il suffît de considérer un tableau ou un miroir.

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