‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 153 sur 235 · Jhid · texte numérisé non relu

Jhid

hasard. Mais une telle crainte a son origine dans l'assimilation que Ton établit involontairement entre les idées, filles de notre fantaisie, et ces autres idées que suscitent en nos âmes des causes extérieures à nous, aussi ne résistera-t-elle pas à la plus sommaire discussion.

Les idées perçues par mes sens échappent à ma volonté : c'en est assez pour leur assurer, vis-à-vis de moi, une solide indépendance. Elles ont une force, une vivacité, une distinction, que l'on chercherait vainement aux idées de l'imagination » ; elles présentent, de plus, une stabilité, un ordre, une cohésion qui font entièrement défaut aux créations de la fantaisie et qui attestent, chez celui de qui nous les tenons, une sagesse et une constance admirables. Voilà donc la nature retrouvée et la science du monde physique reconquise. « Les règles ou méthodes établies, sui- )) vant lesquelles la Pensée de qui nous dépendons excite » en nous les idées du sens, sont appelées les lois de la y> nature et, celles-ci, nous les apprenons par l'expé- » rience, qui nous informe que, dans le cours ordinaire » des choses, telles et telles idées accompagnent telles et » telles autres. » Notre science n'a donc rien perdu de sa sécurité. « Tout ce que nous voyons, sentons, entendons, » concevons, comprenons, reste aussi assuré, aussi réel » que jamais. Il y aune rerum natura et la distinction » entre réalités et chimères retient toute sa force-. » Que si l'on hésite encore, si l'on réclame un gage plus éclatant de notre foi en l'objectivité des choses sensibles, nous oserons déclarer leur existence aussi certaine que la nôtre propre : « C'est une contradiction manifeste qu'aucun objet

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