‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 158 sur 235 · Cf. Prînc. of Hum. Knowl · texte numérisé non relu

Cf. Prînc. of Hum. Knowl

mystère. Et ainsi le système se trouve, en dépit de ses apparences paradoxales, concorder finalement avec les opinions accréditées. La conscience des fidèles ne doit en prendre nul ombrage. La théorie ne s'est un instant éloignée des croyances communes ' que pour y revenir plus sûrement. Telle, selon Philonoùs, une gerbe d'eau jaillit vers le ciel et retombe dans le bassin d'où elle s'est élancée.

IIL C'en était donc fait de la vieille conception d'un monde corporel, but de l'activité et objet de la perception. ^ Huit ans après les Dialogues, Berkeley publia son De ' Motu^ où la notion de corps était dépouillée du nouveau déguisement sous lequel elle pouvait encore faire des dupes. Les théories physiques alors reçues parlaient d'attraction, de tendances, de forces, de gravitation. Toute une scolastique naturelle s'épanouissait, prodiguant les qualités occultes et transformant les métaphores en êtres de raison ^ Or à quoi pouvait aboutir cette terminologie, sinon à douer la matière de propriétés qui ne lui appartiennent point* et à la travestir indûment en un principe

moteur ?

Pour faire cesser cette confusion, nous n'avons qu'un

1 Philonoùs un moment en convient, vers la fin du dialogue. Iljy a, reconnaît-il, quelque chose de nouveau dans la doctrine. « Je ne pense pas . maintenant avec les philosophes, ni tout à fait avec le vulgaire. » Ces sortes d'aveux sont rares chez Berkeley.

2. De motu, sive de motus principio et natura et de causa communica-

iionis motuum^ 1721.

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