‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 16 sur 235 · Ch. I · texte numérisé non relu

Ch. I

3 Ch. XI, § 1.

termes d'une exagération que l'auteur ne s'était pas encore permise. Nous ne savons ni ne cherchons à savoir comment cela se fait, continue Locke, mais nous sommes convaincus qu'il y* a hors de nous quelque chose qui excite nos idées. « Lorsque j'écris ceci, le papier venant à frapper » mes yeux, produit dans mon esprit l'idée à laquelle » je donne le nom de blanc, quel que soit l'objet qui l'excite » en moi ; et par là je connais que cette qualité ou cet » accident, dont l'apparence était devant mes yeux existe » réellement et a une existence hors de moi ». » Ainsi, ce qui existe, ce qui réside vraiment au dehors, ce n'est plus seulement la matière inconnue, mais aussi la totalité de ses modes sensibles ; la blancheur elle-même possède une réalité objective. Il faut modifier le chapitre sur les propriétés des corps et dire que qualités secondes et qualités premières ont au même titre, hors de nous, une existence substantielle et indépendante.

Locke reconquis par le réalisme compose bientôt de cette doctrine une apologie en règle. « Je ne crois pas, » affirme-t-il, que personne puisse être sérieusement si » sceptique que d'être incertain de l'existence des choses » qu'il voit et qu'il sent actuellement.. . La confiance où » nous sommes que nos facultés ne nous trompent point » en cette occasion nous donne la plus grande assurance » dont nous soyons capables à l'égard de l'existence » des choses matérielles \ )> Et d'énumérer, comme autant d'arguments en forme, les considérations qui autorisent cette confiance ^ Il est vrai que le plaidoyer se ter-

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