‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 165 sur 235 · Ainsi est ramené l'universel symbolisme · texte numérisé non relu

Ainsi est ramené l'universel symbolisme

» et les fins qu'il trouve à propos ». » Libre au physicien de parler d'attraction et de répulsion, principes dont Newton a montré l'étendue, mais qui, loin de produire euxmêmes les mouvements, n'expriment qu'une analogie de la nature. « Dans l'exacte vérité, tous les agents sont incor- )) porels et, en tant que tels, hors du ressort de la phy- » sique -. » La force n'est ni corporelle ni afférente aune chose corporelle et saint Augustin disait 'excellemment qu'elle est à l'âme ce que l'étendue est au corps. Pour nous en convaincre, il n'est pas besoin de longs raisonnements. C'est assez d'interroger la conscience et le sens commun. « Que chacun consulte ses propres notions, la raison ainsi » que l'expérience, sur l'origine du mouvement, la nature, » les propriétés et les différences respectives de l'âme et du » corps, il percevra immédiatement, si je ne me trompe, » qu'il n'y a rien d'actif en ce dernier ^ »

On voit combien est inacceptable l'hypothèse Démocritéenne qui assignait aux petites particules des corps une vertu automotrice. Le sensualisme a son origine dans une grave méprise. « Tous les phénomènes * ne sont, à propre- » ment parler, que des apparences qui s'offrent à l'âme. On » n'a jamais expliqué comment des figures et des mouve- » ments dans les corps extérieurs pouvaient produire des » apparences dans l'âme K » Ce qui est vrai, c'est que les phénomènes ou apparences de la nature présentent une certaine uniformité qui permet d'énoncer des lois générales.

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