‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 169 sur 235 · Ibid.y · texte numérisé non relu

Ibid.y

invisible, incorporel, inétendu. Ce moteur» n'est autre que la Pensée, laquelle « contient tout, agit sur tout, est pour » tous les êtres créés la source de l'unité et de l'identité, w de l'harmonie et de l'ordre, de l'existence et de la stabi- » lité ' . »

Cette pensée omniprésente, à Tintuition de laquelle nous prépare notre raison, n'est point une puissance impersonnelle ; elle est Dieu même. « Le sens fournit des images à la mémoire. La raison considère ces imaginations et en juge. Les actes de la raison deviennent pour l'enten- » dément de nouveaux objets. Dans cette échelle, chaque faculté inférieure est un degré qui mène à une faculté au-dessus d'elle. Et la plus haute conduit naturellement » à la Divinité : objet bien plutôt d'une connaissance » intellectuelle que d'une faculté discursive 2. » Quant à la connaissance sensible, il n'en saurait être question. Le sens ne connaît pas plus que la raison ne perçoit. Ainsi que Platon le dit fort bien dans son Théétète, « la » science ne consiste pas en des perceptions passives, » mais en des raisonnements sur ces perceptions : » Tw lucfi èxsîvwv auAXoytjfxfi^. » Dieu se manifeste donc en quelque mesure à nous. « La force qui produit, Tintellect » qui ordonne, la bonté qui perfectionne toutes choses, » voilà l'Etre suprême *. »

C'est ce que les grands anciens voulaient dire quand ils préconisaient la contemplation de Dieu comme la propre méthode de connaître les âmes. Et qu'on ne leur reproche

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