‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 178 sur 235 · Beardsley. Oj). cit , chap. m · texte numérisé non relu

Beardsley. Oj). cit , chap. m

37i L IDÉALISME EN ANGLETERRE AU XVIII* SIÈCLE

de longs intervalles : la distance était grande de Stratford à Newport^ Les occasions ne s'offraient que rarement aux deux amis de passer des journées ensemble -. Mais une correspondance suivie continuait, à distance, les conversations interrompues. Quelques-unes de ces lettres nous ont été conservées et suffiraient à nous prouver, si nous ne le savions d'autre part, quelle pleine possession Johnson avait prise des principes Berkeleyens.

Ce n'est pas que, dans ce commerce, le philosophe américain se bornât à fournir la réplique. « Les objections » d'un penseur sincère à ce que j'ai écrit », lui déclarait Berkeley, « seront toujours les bien venues et je ne man- » querai pas d'y satisfaire de mon mieux, non sans quelque ); espoir soit de convaincre, soit d'être convaincu... » Ce que vous avez vu de moi fut publié quand j'étais )) très jeune et a sans doute bien des défauts ^ » Les objections auxquelles cette lettre fait allusion n avaient rien de banal. Johnson n'était pas homme à partager ces appréhensions vulgaires que faisait naître, jugeait-il, une méconnaissance de la véritable interprétation que comporte la théorie. Loin de s'arrêter, comme l'on dit, aux bagatelles de la porte, c'est au plus profond du système qu'il pénétrait. Il dénonçait l'ambiguïté fondamentale à laquelle donnait lieu la distinction si insuffisamment tracée entre les notions et les idées. La réponse de Berkeley ressemble à un semi-aveu : « Quoique les ^notions soient vraies,

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