milles environ
2. Ainsi, en novembre 1730, Johnson ayant à prêcher à Newport, donna quatre ou cinq jours à Berkeley. (Beardsley. Op. cit. chap. iv.)
3. Lettre de Berkeley à Johnson du 25 juin 1729 Berkeley s'y exprime en termes très flatteurs pour son ami. Il se fût, il est vrai, montré bien ingrat de dire différemment.
U4t -».vSii>~ i&»^2^^J^fet£^
"-^Siï^^
"X^JuJuk^
« (comme je crois vraiment qu'elles sont,) toutefois il est « difficile de les expliquer clairement et avec consistance, » le langage ayant été formé pour le commun usage et les « préventions accréditées'. » An moment oii est donnée cette explication évasive, nous sommes encore à quinze ans de la Siris, dont l'auteur sera loin de se satisfaire a
si bon compte. , „ , ,-
Berkeley s'étant convaincu que son projet de fondation ne pourrait aboutir, quitta Rhode-Island et regagna la métropole. Est-ce Johnson qui lui suggéra l'idée de faire présent à Yale Collège de sa ferme et de sa bibliothèque"-? Il se peut, bien que son cœur n'eût pas besoin qu'on lui soufflât les résolutions généreuses. Ce qui est sûr, c est qu'il choisit Johnson pour intermédiaire de la donation. La grandeur du présent effraya tout d'abord les admmistrateurs du collège. Que savait-on si ce magnifique cadeau ne couvrait pas quelque machiavélique arnerepensée de prosélytisme'? Malgré ces insinuations, dont le président Stiles s'est fait devant la postérité l'écho trop complaisants les iruslees acceptèrent. Une lettre du donateur ne laissait planer aucune équivoque sur le mobile qui avait dicté la transaction : « Le doyen, déclara le rec- „ teur. me dit dans sa lettre, qu'il désire que ce soit vour « encourager la charité, Vinslruction et la piété en celte
;• rfLmel'ait de,C acres et la bibHoth.c,ue comprenait un .iUier de . ou quelque autre influença le doyen. . . »
» partie du monde ^. » Le collège le prit bien ainsi et garda de son bienfaiteur un souvenir reconnaissant - que la propagande philosophique de Johnson ne contribua pas peu à entretenir.
C'est ainsi qu'en disant adieu à TAmérique, Berkeley avait laissé derrière lui une sorte de grand vicaire de la Foi immatérialiste. Samuel Johnson, si employée qu'ait été sa vie à la défense de la liturgie anglicane, ne se laissa pas entièrement absorber par ces polémiques religieuses dont ses biographes nous ont raconté le détail. La cause de l'idéalisme absolu n'eut pas en lui un champion médiocrement actif et il ne tint pas à son zèle que les démonstrations de Philonoûs et d'Euphranor ne fissent loi dans les Ecoles. Son autobiographie nous instruit des espérances qu'il avait conçues. « Il désirait que l'on pût con- » sidérer sincèrement et étudier avec soin les écrits du » docteur Berkeley et il fit" tout en son pouvoir pour les » faire connaître des literaii ^. » II ne doutait point que ce ne fût là excellemment travailler au salut des âmes, puisque nul livre ne renfermait une preuve plus péremptoire de l'existence de Dieu et de son immédiate présence.