Réponse de Johnson, du 19 juin
principes, là où un seul peut suffire ; — enfin la perception directe que nous avons, par notre conscience, d'une intime union entre la faculté d'agir et celle de concevoir. Ces trois raisons concourent à nous convaincre. La vieille maxime : oùsiv {xixr.v couronne le double témoignage de l'observation physique et de l'expérience intérieure. Cette très habile déduction comblait fort à propos une lacune de la cosmologie Berkeleyenne.
Mais Colden ne se rendit point. Le de Moiii, qu'il lut peu après, ne fit que l'engager davantage à la résistance. Ce Traité, qui n'a d'autre objectif que de réduire l'apparent mécanisme de la nature à une manifestation régulière et ordonnée de la Sagesse Divine, fortifia, loin de les dissiper, ses préventions. « L'auteur, se plaint-il, a » rart d'embarrasser et de confondre ses lecteurs en un » style élégant; c'est le plus grand jongleur de mots ». » Johnson ne se décourage point pour cela. En d'autres lettres, il revient à la charge. Un récent écrit de son ami lui semble contenir telle concession inespérée dont il se flatte de tirer parti : « Vous dites très véritablement (§ 9) : » nous n'avons pas d'idée de la matière ; où il est clair » que par matière vous signifiez un quelque chose qui n'est » l'objet ni de nos sens, ni de nos esprits. Alors de quel » emploi est-il en philosophie ? Pourquoi ne pas complèyt tement nous en passer ? Pourquoi ne pas supposer que » ce que vous appelez son action est l'action de cet Esprit » Tout-Puissant en qui nous vivons, nous nous mouvons et