‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 193 sur 235 · Même ouvrage, ch. i, •2. Chap. II · texte numérisé non relu

Même ouvrage, ch. i, •2. Chap. II

a commencé d'être et celui qui a toujours existé ou Tunité parfaite, à ôvtw; wv, en qui « doivent exister originellement » toutes ces vérités nécessaires et éternelles dont nos es- » prits sont pourvus, soit par démonstration, soit intuiti- » vement ^ . »

Johnson ne se lasse point de revenir sur cette preuve pour laquelle Fauteur de la Recherche de la Vérité avait marqué sa prédilection. « Gomme nous n'avons pas de no- » tion de la Vérité sans un esprit qui la perçoive, l'exis- » tence éternelle et nécessaire des vérités nous conduit à » inférer l'existence nécessaire d'un éternel esprit. Ce doit, » être, par conséquent, dans cet éternel esprit que nous les )) regardons, ou plutôt c'est par notre communication avec » lui que leur connaissance nous éclaire. » De qui est-ce là le langage? D'Eupliranor dans YAlciphron? Ou du Théodore des Entretiens Métaphysiques ? Jamais on n'a mieux mis en évidence que l'Universel Immatérialisme et la Vision en Dieu, malgré de superficielles disparates, étaient deux hypothèses sœurs.

Si le principe selon lequel toute vérité réside en une Pensée nous a permis de remonter jusqu'à une divine NoVt?, cette maxime, que tout ce qui a commencé d'être dépend de quelque autre existence, nous reporte, d'antécédent en antécédent, jusqu'à une première cause qui n'a jamais eu de commencement. Cette dernière est la seule qui agisse véritablement. Ce que nous appelons causes naturelles n'est en réalité qu'inertie et mérite bien plutôt les noms de « signes, occasions, moyens ou instruments *. » La

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