‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 194 sur 235 · Même ouvrage, ch. ii, Ibid · texte numérisé non relu

Même ouvrage, ch. ii, Ibid

2. Ibid.^ % 5. Signes est le terme qu'employait Berkeley; occasions, celui dont usait Malebranche. L'association ici des deux termes atteste

véritable causalité est libre, intelligente et ne s'exerce qu'en vue de fins préconçues. La détermination des causes finales, marques manifestes d'un plan délibéré dans l'arrangement des moyens, forme la meilleure part de la Science de la

Nature ^

A la suite de ces notions fondamentales, Johnson étudie les concepts généraux qui commandent notre savoir : la nécessité et la contingence, le fini et l'infini, la possibilité et l'impossibilité, la perfection et l'imperfection, la beauté et l'harmonie, la substance, le temps et l'espace, l'unité, le nombre, l'identité, etc^ Bien qu'il décrive le mécanisme de la généralisation de la même manière qu'avait fait Berkeley, il ne professe nullement pour les idées abstraites le mépris que leur avait témoigné le T^^aité des Principes ou YAlciphron. Loin de là, il estime (dessein qui nous avait paru sourdre confusément dans la Siris,) qu'un grand effort de réflexion et d'abstraction doit nous dégager de la sujétion des sens et faciliter cette expérience rationnelle par laquelle se font percevoir les notions relatives aux esprits. Ces dernières, tout originales d'ailleurs, n'ont pas une a substantialité » moindre que nos idées des corps. Si même entre les unes et les autres il y avait dissemblance, ce serait aux notions que reviendrait l'avantage pour l'évidence et la réalité ^

Les jugements et les raisonnements, les affections et les passions°le vouloir et la liberté, la méthode à suivre pour approcher de plus en plus de la perfection : tels sont les sujets

combien les deux philosophies, aux yeux de Johnson, étaient parentes.

Page 1