‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 195 sur 235 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

des chapitres suivants. Et cette Noétique qui débutait en empruntant ses principes à la métaphysique la plus éthérée, se termine par un programme pratique et détaillé des matières qui doivent, selon Tâge, être enseignées aux enfants * .

V. L'Ethique de Johnson - a le même point de départ que la morale enseignée dans le Discours de Vohéissance passive : l'intérêt personnel conçu comme le premier fondement du devoir, a Le Bien moral consiste à choisir et » à faire librement tout ce que la vérité et la droite raison » nous dictent de choisir et de faire en vue de notre bon- » heur^ » Mais la philosophie pratique de Johnson se rattache bien plus visiblement que celle de Berkeley à la métaphysique idéaliste. A la suite de Shaftesbury, de llutcheson, de TurnbuU, il admet la réalité d'un sens moral qui ne fait qu'un avec ce que l'on nomme également loi de la raison et conscience. « C'est, ajoute-t-il, une sorte de » sens rapide et presque intuitif du juste et du faux, déri- « vant, à ce que je conçois, de la perpétuelle présence et )> irradiation de la Divinité dans nos esprits*... » Ainsi serait maintenue au système entier une remarquable continuité, puisque la même opération divine qui grave la vérité dans les esprits imprimerait dans les consciences la règle du devoir. La communion toute céleste d'où procède la science créerait aussi la moralité.

C'est pourquoi les prolégomènes spéculatifs de la morale devront, dès après la description de l'homme, de ses gran-

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