Introd
deurs et de ses imperfections, traiter de l'essence et de la puissance divines. L'existence d'un Créateur incréé a été prouvée dans la Noétique ; l'Ethique ne prend pas cette démonstration moins à tâche. Trois arguments y sont employés : l'un, célèbre depuis Descartes, consiste à chercher, au-dessus de chacun de nous et des autres êtres imparfaits, la cause qui nous a fait exister; une seconde preuve, fréquemment invoquée par Malebranche, conclut de ce qu'il y a des vérités éternelles à l'existence nécessaire d'un Esprit, ce dans lequel elles existent éternellement et qui » les exhibe en diverses mesures à tous les autres esprits, y. selon leurs capacités et applications respectives ' ; » le troisième raisonnement enfin, employé par Berkeley et qu'ici l'on complète en un sens tout Platonicien, se fonde sur la certitude que possède chacun de nous de n'être point la cause de ses diverses impressions sensibles. Ces impressions « doivent donc être les effets constants d'une » Cause intelligente, intimement présente et sans cesse ), agissante en moi, qui produit continuellement dans mon ), esprit des sensations correspondant aux Archétypes » dans y Intellect omniscient, suivant certaines lois stables » ou règles fixes qu il s'est établies à lui-même et que » l'on nomme communément Lois de la Nature «. »
Ce symbolisme sensible dont les innombrables combinaisons constituent un très beau et très utile Tout, lequel n'est autre lui-même que le Monde naturel, atteste un auteur « non seulement infiniment puissant et sage, mais « de plus infiniment aimaUe et dienveillantK . Par ce
t. Part. I^ ch. II, §10.