Sujets à agiter dans le Traita
3. D'après les renseignements des biographes, VFssai fut le premier livre de philosopliie dont s'éprit Edwards, celui qui exerça sur son esprit la plus vive iutluence. Ce ne put cependant pas être Locke qui lui inculqua l'idéalisme.
» n'ait d'abord reçu des idées de la sensation ou de quelque » autre voie équivalente, où il soit entièrement passif en les » recevant. » Ce que Locke n'a point su faire, ce qui sera l'œuvre propre de David Hume : à savoir, rexplication associationniste des lois qui gouvernent les combinaisons de nos pensées, Edwards l'anticipe expressément. Examinant quelle peut être la raison des connexions par lesquelles nos idées s'accompagnent ou s'appellent l'une l'autre et dans quelle mesure on serait autorisé à les faire dériverde telle ou telle relation primordiale, du rapport causal, par exemple, il ajoute : « Est-ce que le tout ne pourrait pas se » réduire aux relations suivantes : association d'idées, » ressemNance de quelque sorte, disposition naturelle en » nous, quand nous voyons une chose commencer d'être, » à supposer qu'elle résulte d'une cause ? A noter : comi. ment ces lois, par lesquelles une idée en suggère et en » amène une autre, sont une sorte de mutuelle attraction )> d'idées». » — Mais, ces idées elles-mêmes, d'où les recevons-nous? — Ed^Yards va nous l'apprendre: « Aurait-il » jamais pu, demande-t-il, rien y avoir de tel que la Pensée, .> sans des idées extérieures immédiatement imprimées par „ Dieu, soit conformément à quelque loi, soit d'une autre » manière ? )> Cette hypothèse, nous la connaissons bien et une telle question, si négligemment posée qu'elle soit, équivaut à une profession de foi philosophique. ,
Les fragments qui suivent et que réunit ce titre général : VEsprit^ne sont pas pour infirmer nos présomptions. Assurément il y aurait témérité à tenter de ressaisir le fil conducteur qai devait assembler ces articles épars; toute-