‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 208 sur 235 · The Mind, § 28, Coroll. I et § 30, Coroll. II · texte numérisé non relu

The Mind, § 28, Coroll. I et § 30, Coroll. II

3. Cette crainte de la • misapprehension » avait été aussi partagée par Samuel Johnson.

GEORGES LYON. ^'

m L'IDÉALISME EN ANGLETERRE AU XVIIP SIÈCLE

)) ce que nous appelons lieu est une idée également». » Les objections tirées des rapports étroits que l'expérience nous fait relever entre le physique et le moral ne sont pas moins aisément dissipées. Cette prétendue connexion entre Tâme et le corps se ramène, en dernière analyse, à une relation entre pensées. « Il est à peine besoin » de dire que la dépendance des idées de sensation à l'é- » gard des organes corpc-els n'est que la dépendance de y> certaines de nos idées à l'égard de certaines autres... La )> dépendance de nos idées à l'égard des organes est la » dépendance de nos idées vis-à-vis de nos corps.. ., en « tant qu'ils existent mentalement «. » Cette subordination même nous permet en quelque manière de donner au sens commun une satisfaction relative. « L'âme, en un » sens, a son siège dans le cerveau ; et ainsi, en un sens, » le monde visible existe hors de l'esprit ; car, certaine- » ment, en un très propre sens, il existe hors du cer-

» veau. »

Qu'une fois ces précautions prises, le philosophe idéaliste ait toute liberté de cultiver, selon les méthodes reçues, les sciences de la nature ; que son droit demeure entier d'exprimer ses sensations et ses pensées dans la langue de tout le monde : c'est une vérité sur laquelle Edwards ne se lasse pas de revenir. « Découvrir les rai- » sons des choses dans la philosophie naturelle est seule- )) ment découvrir la proportion suivant laquelle Dieu agit. » Et le cas est le même, en ce qui concerne ces propor- » tions, soit que nous supposions ou non le monde seule-

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