‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 211 sur 235 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

revendiquer comme nôtres, sauf à en mieux déterminer la portée, les croyances généralement reçues. Ainsi, c'est une opinion universelle que les organes des sens envoient à l'esprit des idées. Or, comment cela se peut-il, si les or- <^anes n'ont eux-mêmes qu'une existence mentale ? « Ré- » ponse : étant donné que nos organes sont des idées, la r> connexion que nos idées soutiennent avec tel et tel mode » de nos organes se ramène à la constitution établie par » Dieu, selon laquelle certaines de nos idées seront, suivant » un ordre et une loi établis, en connexion avec certaines >^ autres et en suivront comme de leur cause». ))I1 n'y a nul empêchement à ce qu'il soit fait mention par l'idéaliste de l'union du corps et de l'âme. « Uni à un corps, l'Esprit per- » çoit plus fortement les choses parmi lesquelles se trouve )> le corps et là il peut produire immédiatement des efi'ets : » en ce sens, on peut dire que l'âme est dans le même lieu » que lui. C'est la loi que nous appelons loiion entre Vâme » et le corps. Ainsi l'âme peut être dite se trouver dans le » cerveau, en ce sens que ce n'est que moyennant les chan- » gements qui s'y produisent qu'elle reçoit les idées ve- » nues du corps 2. » Dans ces conditions non plus, rien ne s'opposerait à ce que l'idéaliste souscrivît au principe d'où la psycho-physiologie a pris naissance et qu'ailleurs Jonathan Edwards a lui-même ainsi formulé : « Union de l'âme y. avec le corps. L'Esprit est de telle manière uni au corps » que chaque action de l'esprit entraîne, selon toute proba- » bilité, un changement dans le corps 3. » Et vice-versâ,— suffirait-il d'ajouter, pour que la proposition coïncidât avec

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