‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 213 sur 235 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

JOiNATHAN EDWARDS -425

)) établi et la loi de Dieu * . » D'oii ne tardera pas à découler ce très simple corollaire : « en un sens strict on peut dire » que Dieu est la vérité elle-même ^. »

Il y a plus. Quel est le grand ressort de toute notre logique discursive? N'est-ce pas « cette naturelle, inévi- » table et invariable disposition de l'esprit, quand il voit » une chose commencer d'être, à conclure certainement ^î qu'il y en a une cause; ou, s'il voit une chose être d'une » manière très ordonnée, régulière, exacte, à conclure » que quelque dessein la régla et disposa ' ? » Les deux axiomes de causalité et de finalité (encore le second semble-t-il ne servir qu'à parfaire le premier,) sont les colonnes qui soutiennent notre science de la nature. On les retrouve sous tous nos raisonnements relatifs à l'existence. Le principe de cause, Jonathan Edwards n'hésite pas à le proclamer contemporain de notre pensée elle-même. (( Quand nous voyons une chose commencer d'être, nous » connaissons intuitivement qu'il y en a une cause; ce » n'est point par voie de raisonnement, ni par un argu- » ment d'aucune sorte. C'est un principe inné, en ce sens )) que l'âme est née avec lui. » L'auteur du Mind se fût, selon toute vraisemblance, défendu de commettre en ceci la moindre contradiction et la valeur a priori que sa métaphysique assignait à nos idées nécessaires n'infirmait sans doute en aucune manière à ses yeux les données sensualistes de sa psychologie. Quoi d'inconcevable à ce que l'âme, en fait, acquière, par un processus phénoménal déterminé, des idées marquées, en droit, d'un caractère absolu?

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