On the Freedom of the Will, part. IV
436 L'IDÉALISME EiN ANGLETERRE AU XVIII" SIÈCLE
moins sa volonté qae la nôtre et il n'en résulte pour lui nulle déchéance, puisque ce déterminisme est dicté par son infinie sagesse. « Ce n'est ni un désavantage, ni un » déshonneur pour un être d'agir nécessairement de la » manière la plus excellente et la plus heureuse, en vertu » de la perfection de sa propre nature*. » Agir invariablement selon ce que prescrit l'entendement souverain : tout autre mode d'opération serait indigne de la Toute Puissance. Volontiers Edwards ferait, à l'exemple de Spinoza, consister la spontanéité créatrice et providentielle dans l'exercice d'une libre nécessité. Il dénombre ainsi les principaux attributs de son Dieu : un pouvoir universel et infini, une aidorUé absolue, un vouloir « original et » indépendant de tout ce qui lui est extérieur ; » enfin, « une » sagesse parfaite, originale, se suffisant à elle-même, indé- » pendante, laquelle détermine son vouloir. » Et que l'on n'accuse pas cette déduction d'amoindrir à nos yeux le maître de la nature ! Il y va de sa gloire, au contraire, à ce qu'en toute chose sa volonté ait pour guide sa raison. « Si le vouloir divin n'était pas nécessairement déterminé » à ce qui, en-. chaque cas, est le plus sage et le meilleur, » il serait forcément sujet à quelque degré d'aveugle » contingence et, en ce même degré, exposé au maP. » Dans ces conditions, il n'y aurait nul empêchement à ce qu'Ewards situât dans la Pensée Divine des archétypes immuables sur lesquels la Création eût été façonnée et où notre science puiserait une inviolable garantie. Cette vue toute Platonicienne perçait déjà dans le Mind; et la Théologie morale du Traité sur la Liberté du Vouloir