‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 228 sur 235 · Part. III · texte numérisé non relu

Part. III

3* L'interprétation que nous proposons serait, nous semble-t-il, fortifiée encore par l'explication que, dans la quatrième partie du Traita, (^ ^'^^"/'.T adoptera de la croyance que nous avons en l'existence continue d objets

Il n'est, remarquons-le bien, dans toute cette analyse, rien qui implique quoi que ce soit d'étranger, nous ne disons pas à nous-mêmes, mais même à nos mobiles perceptions. Il n'y a eu nul besoin de franchir le système clos des phénomènes nôtres. Les métaphysiciens sont donc mal venus à placer, soit en des agents étrangers, soit dans la Divinité elle-même, l'efficacité causale. Cette énergie « ap- » partient toute à l'âme qui considère l'union de deux obw jets ou plus dans tous les cas passés. »

Que reste-t-il maintenant de la prétention théologique d'après laquelle la source de tout mouvement et de toute l'action serait en Dieu seul * ? Rien évidemment. Aussi Hume argumentant contre les Cartésiens leur oppose-t-il cette considération qui ne met pas en moindre péril le Berkeleyisme entier : « Si chaque idée est dérivée d'une » impression, l'idée de Divinité procède de la même ori- )) gine et si nulle impression, soit de sensation, soit de » réflexion, n'implique aucune force ou efficacité, il est » également impossible de découvrir ou même d'imaginer » dans la Divinité un principe actif de ce genre. » L'auteur engage, il est vrai, ceux que choquerait « cette opinion ab- » surde et impie, » à confesser qu'il leur manque l'idée adéquate d'efficacité dans un objet. Mais le moyen pour le philosophe Irlandais ? Descartes, en toute rigueur, se pouvait résigner à un tel aveu : il avait d'autres preuves de l'existence divine en réserve. Mais l'argument causal est

extérieurs : explication parallèle à sa déduction de la causalité. Une propension nous incline à regarder comme identiques nos perceptions, lesquelles pourtant sont, en réalité, interrompues ; cette propension est née de quelques vives impressions de la mémoire, lesquelles jettent sur cette fiction leur vivacité.

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