‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 34 sur 235 · P. Adry · texte numérisé non relu

P. Adry

3. « Après une lonjçue méditation il trouva que le Docteur de la

» grâce avait mieux connu l'esprit et que M. Descaries, qu'on peut juste- » ment appeler le docteur de la nature, avait mieux connu le corps. » P. André, ibid.

4. Recherche de la Vérité, liv. I, eh. m, § 1, La meilleure édition à suivre est celle de 1712, recommandée par Malebranche lui-même.

lité. Aussi interroger les premiers sur quoi que ce soit, hors leurs modalités passagères, est-ce commettre la plus funeste méprise, l'erreur maîtresse dont les contre-coups se font sentir même en morale ^ et ne consulter que la seconde sur ce qui a trait à l'existence, est-ce se conformer à la règle supérieure de la science comme de la vertu. Ce premier legs en entraînait un second : si le seul entendement a charge de connaître, il suit que tout ce qui est objet de gnose relève de l'intelligence et que la raison doit avoir accès partout. C'est proclamer que toute philosophie digne de ce nom est exclusivement rationnelle. Point donc d'autorité despotique devant qui la discussion s'arrête et s'inclinent les consciences (sauf en matière de foi, s'entend) ; point de divin Aristote ; point de sublime antiquité ^ L'histoire ne vaut pas la peine et le temps qu'on lui consacre ; l'érudition dont tant de gens s'éprennent, n'a Tien que de ridicule. Adam n'a-t-il pas eu la science parfaite ? La science parfaite n'est donc ni la critique, ni l'histoire ^. Ce rationalisme ira jusqu'à tenter de rendre intelligible le miracle, en le présentant comme une exception quelque peu régulière à des règles plus générales *. Ce religieux entend que la révélation soit aussi explicable, aussi scientifique que possible \ Les dogmes les plus abs-

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