Ibid
3. Ibid. « La volonté est une puissance aveugle qui ne peut se porter » qu'aux choses que l'entenderaent lui représente »
4. « L'entendement est une faculté de l'âme purement passive, et l'activité ne se trouve que dans la volonté. » Recherche, liv. III, IP part., ch. vu, § 1.
plus responsable de ses fautes et si nous étions déterminés aux biens particuliers, « ^Dieu serait véritablement Fau- » teur de nos dérèglements * ?» Un Kantien n'emploierait pas d'autre preuve. Mais la raison ici proclame un droit ; elle ne note pas un fait. Elle dit : il faut ; elle n'a pas crédit pour dire : il y a.
Pourtant nous faisons mieux que de croire à notre libre arbitre : nous le constatons en nous et en éprouvons Tinlime efficacité. L'influence actuelle de cette vertu impulsive est immédiatement perçue et signalée par le seul de nos sens qui jamais ne nous trompe, par le sentiment intérieure Oui, il suffit de lire en son propre cœur, pour y trouver notre liberté écrite en vivantes lettres. « Chacun, ré- » pond à Arnauld notre psychologue, peut se convaincre » par le sentiment intérieur qu'il a de ce qui se passe en » lui-môme, qu'il n'est jamais invinciblement porté à con- » sentir, que lorsqu'il est certain, en toutes manières, qu'il » trouvera en consentant ce qu'il aime invinciblement =*. » La liberté qu'il professe n'a rien, en eflet, de cette faculté d'indifférence en laquelle de puériles doctrines feraient consister la véritable autonomie du moi *. Une puissance de ce genre est purement imaginaire. La vraie liberté serait bien plutôt en raison inverse de l'indifférence. Mieux la lumière de la raison la guide, plus elle a d'empire. La grâce même collabore avec elle, mais ne la supprime pas : car si les âmes ont besoin de ce divin secours, du moins le devoir leur enjoint-il « de conserver et d'augmenter leur
1. I^^ Éclaircissement et P^ Lettre du P. Malehranche, touchant celles de 4f. Arnauld (1687).