‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 45 sur 235 · P"^ Sclaircissemint et Promotion physique · texte numérisé non relu

P"^ Sclaircissemint et Promotion physique

» liberté parce que c'est par le bon usage qu'ils en peuvent » faire, qu'ils peuvent mériter leur bonheur ^ ».

Le langage que Descartes tenait à la princesse Elisabeth, curieuse de connaître sur quelles preuves il établissait l'union de l'âme et du corps, est exactement celui dont se sert Malebranche quand il proclame la réalité du libre arbitre. Qui doute de sa liberté n'a qu'à rentrer en lui même. Insiste-t-on pour savoir en toute précision ce que signifient ces mots : l'activité de l'âme, « je réponds, dit-il, que c'est » ce que chacun sent en soi à tous moments, que l'acte du » consentement est ce que l'on sent en soi-même, quand » on consent, et que je n'en sais pas davantage... Nous » n'en pouvons savoir que ce que le sentiment intérieur et V) nos réflexions sur ce sentiment intérieur peuvent nous en » apprendre e » Aussi comment ne pas s'étonner d'entendre Victor Cousin adresser à Malebranche le reproche d'avoir méconnu la valeur de la conscience » ? Peu de philosophes, au contraire, ont fait dans leur système à cette faculté une plus large place. N'est-ce pas au sens intime et à lui seul que nous devons, avec la perception de tout nous-mêmes, la connaissance du libre pouvoir qui nous fait dépasser le règne purement passif de l'entendement et entrer, à notre rang, dans la sphère de la divine activité ? Jamais, à cet égard, la conviction du grand métaphysicien ne fléchit et la Prémotion physique, publiée en 171.5, répète strictement les déclarations formulées, quarante ans plus tôt, dans la Recherche de la Vérité.

1. Traité de la nature et de la grâce, III® discours, P^ partie, § 15.

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