‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 48 sur 235 · Recherche, liv. I, ch. v · texte numérisé non relu

Recherche, liv. I, ch. v

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n'ont point reçu un nouvel office. Mais ce qu'ils murmuraient, ils le crient maintenant avec violence. Nous sommes devenus à la fois leurs sujets et leurs dupes.

D'où, le faux principe que « nos sensations sont dans les objets • », principe qui donnera naissance lui-même à ce préjugé grossier que les objets en qui nos sens perçoivent des dissemblances, diffèrent entre eux essentiellement; et ainsi surgit la chimère des fonnes substantielles -. En morale, le contre-coup de cette prévention psychologique ne se fera pas longtemps attendre. Puisque les impressions sensibles sont attribuées par nous aux choses qui nous les font éprouver, les plaisirs que nous en recevons ont bien, se dit-on alors, leur origine en dehors de notre organisme et l'homme a raison de s'attacher comme il fait aux objets de sa passion. Parce que notre âme « n'aperçoit » point les mouvements de ses organes, mais seulement » ses propres sensations, et qu'elle sait que ces mêmes )> sensations ne sont point produites par elle-même ^ », elle leur assigne une cause étrangère. De là elle commet méprises sur méprises, fautes sur fautes. Et le vrai coupable n'est point ici notre sensibilité, mais bien notre entendement ou plutôt notre volonté dont la hâte ne laisse pas à la raison le teinps de bien juger. Prenons désormais au pied de la lettre le témoignage de nos sens. Ne leur prêtons point des assurances qu'ils n'ont pas données. Et nous aurons de la sorte affranchi notre raison. Pour nous résumer, « de » toutes les choses qui se trouvent dans chaque sensation, » l'erreur ne se rencontre que dans les jugements que nous

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