‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 53 sur 235 · Recherche, liv. I, ch. v. . , i · texte numérisé non relu

Recherche, liv. I, ch. v. . , i

3. Ves diverses nj,parences, elo. Cf. XII' Bntrehen mm^hys^tue.

Selon Malebranclie, comme suivant le psychologue irlandais, Tœil ne saurait proprement voir les distances, attendu que les couleurs , uniques objets de la vision . sont dénuées de toute étendue *. L'un et l'autre philosophes dénient au sens de la vue tout pouvoir direct de perception et ne lui reconnaissent que la faculté de composer un premier canevas d'impressions sur lequel brodera une autre puissance mentale. Mieux encore, la vue fournit un texte : à l'âme de l'interpréter. Les deux écrivains ont recours à la même métaphore. La vision, dira Tévêque de Cloyne, est une langue que Dieu nous parle et nos divers ordres de sensations constituent comme autant de dialectes synoptiques par lesquels l'auteur des choses se fait comprendre des esprits. FA Malebranche : « Dieu. . . touche l'âme comme elle doit être par » rapport aux objets sensibles. .. Les sentiments de cou- » leur discernent le corps, les odeurs, les saveurs, les sons » parlent à l'âme pour le bien du corps un langage qu'elle » entend plus promptement que celui de la raison -. » Ailleurs, avec plus de force, bien qu'en des termes moins figurés, il ajoute : « la règle invariable de nos perceptions » est une géométrie ou une optique parfaite ; et leur cause » occasionnelle ou naturelle est uniquement ce qui se » passe dans nos yeux et dans la situation et le mouve-

» ment de notre corps ^. »

Les images qui nous viennent de nos divers sens peuvent nous apparaître autrement qu'isolées et successives. Il leur

1. X//® EntretieK métapliysiqtte. C'était là, on ne saurait trop le redire, un axiome reçu par tous les cartésiens.

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