‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 54 sur 235 · X° Méditation chrétienne · texte numérisé non relu

X° Méditation chrétienne

3. Entretien d^tn philosophe chrétien avec un philosophe chinois.

MALEBKANCIIE '-^

est donné de s assembler et d'emprunter à leur simultanéité même des propriétés imprévues. Le fait de s'être de plus en plus fréquemment manifestées ensemble leur acquiert une cohésion , une aptitude à s'amalgamer qui ne laissent pas soupçonner leurs surprenantes métamorphoses. Signaler l'importance de cette propriété surprenante qu°apercurent et décrivirent Aristole, saint Augustin. Ilobbes,' sera la maîtresse tâche de la psychologie anglaise au xvm-' siècle. Or, ainsi qu'on l'a très justement noté '. là encore Malebranche a ouvert la voie. Qu'on relise, dans la Recherche de la Vérilé, le chapitre où l'auteur explique l'influence qu'exerce en. nous l'association de nos pensées. La concomitance du début, remarque-t-il, rendra dans la suite inséparables les termes associés. Les idées imprimées en même temps ne pourront plus se réveiller que toutes ensemble '-. Aussi est-il exact de considérer la mémoire comme une manière d'habitude ». Nous ne voulons pas dire que Malebranche ait demandé à l'association des idées l'explication du principe causal, comme ferait un Hume ou un James Mill. Non ; ce qu'il rattache à une simple « liaison de traces », ce n'est point la causalité véritable bien supérieure à la sensibilité humaine et a ces conjonctions éphémères : ce n'en est que lapparence et le semblant *. Nous prenons pour la réalité productrice ce

1. MM. Janet et Sé.v,lles. Bisloirc de h philosophie : les Proilèmes et les Ecolef, premier fasc, cliap. vin.

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