‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 57 sur 235 · J?ecAercAe, liv. III, IF part., ch II · texte numérisé non relu

J?ecAercAe, liv. III, IF part., ch II

GEORGES LYON

« intimement uni à nous, et que ce soit dans lui que se » trouvent les idées de tout ce que nous voyons, cependant » ces idées, quoique présentes et au milieu de nous-mêmes, » nous sont cachées, lorsque les mouvements des esprits » n'en réveillent point les traces, ou lorsque notre volonté » n'y applique point notre esprit ^ »

Non, nulle science si sublime soit-elle, n'est acquise de nous, 'que notre organisme n'y collabore en quelque mesure. « L'amour de la vérité, de la justice, de la vertu, de » Dieu même, est toujours accompagné de quelques mou- >, vements d'esprits qui rendent cet amour sensible. . ., de ,. même que la connaissance des choses spirituelles est n toujours accompagnée de quelques traces du cerveau qui » rendent cette connaissance plus vive, mais d'ordinaire

» plus confuse Ainsi nous pouvons dire que nous

„ sommes unis d'une manière sensible non-seulement à » toutes les choses qui ont rapport à la conservation de ,) la vie, mais encore aux choses spirituelles auxquelles ,) l'esprit est uni immédiatement par lui-même \ » 11 est difficile de s'exprimer en des termes plus catégoriques. Malebranche s'était d'ailleurs lié les mains. Ne savons-nous pas de lui que Dieu « a voulu et veut sans cesse que les moda- » lités de l'esprit et du corps fussent réciproques ^ ? « Ne savons-nous pas aussi que cette réciprocité est requise par les lois générales de l'union de l'âme avec le corps, lois qui

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