‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 58 sur 235 · Recherche, liv. VI, r° part., ch. ii · texte numérisé non relu

Recherche, liv. VI, r° part., ch. ii

t. Ibid., Uv. V, ch. II. .,.-.. ;i

3 . Il n'y a point de rapport entre des mouvements et des sentiments . il . n'y en a point aussi entre le corps et l'esprit ; et puisque la volonté du . Créateur allie ces deux substances, il ne faut pas s'étonner si leurs mo- , diûcations sont réciproques. » Recherche, liv. I, ch. xji, ^ 5. Cf. VU . jEntrefien métaphysique.

ne comportent point de modifications limitées à une seule de ces deux substances, mais réclament la fidèle reproduction en chacune de ce qui se passe en l'autre? Telles, ces deux horloges de Huyghens, que Leibnitz aimait à citer en exemple : le synchronisme en est si exact que les aiguilles de part et d'autre iraient à jamais du même pas. « Toute » l'alliance de l'esprit et du corps qui nous est connue, » consiste dans une correspondance naturelle et mutuelle » des pensées de l'âme avec les traces du cerveau, et des » émotions de l'âme avec les mouvements des esprits » animaux*. »

Il suit de là que le philosophe a le devoir d'étudier cette « correspondance naturelle et mutuelle » et de prendre de ces « traces « attentivement note. Il est tenu de suivre, dans leurs relations constantes avec « les mouvements des esprits animaux », les événements de l'âme ; c'est-à-dire, en langage plus moderne, de ne jamais faire abstraction, au cours de ses enquêtes psychologiques, des droits permanents de la physiologie. Sinon, il ne verra qu'une moitié des choses. Dans le livre humain, il n'aura lu de la page que le recto. Son examen a pour objet un rapport ; mais ce rapport, comment le saisirait-il, si, par esprit de système, il rejetait dans l'ombre l'un des facteurs? «• La vie de » l'homme, nous a dit l'auteur en une heureuse métaphore, » ne consiste que dans la circulation du sang et dans une w autre circulation de pensées et de désirs. » Etudier ce double réseau mouvant, telle est la tâche imposée à tout sincère observateur de la personne humaine. Le théoricien de la Vision en Dieu se doit à lui-même d'être un exact

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