‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 62 sur 235 · Ibid., ch. II · texte numérisé non relu

Ibid., ch. II

l'Être dont l'entendement renferme les idées de tout ce qu'il créa ; car il n'a pour connaître ses œuvres qu'à considérer l'es perfections qu'il renferme « auxquelles elles ont » rapport «. Or, nous savons être déjà spirituellement unis à Dieu, puisqu'il « est le lieu des esprits, comme l'espace » est le lieu des corps ». Que Dieu nous accorde de contempler en lui les rapports de ses perfections à ses créatures et nous aurons la science de l'univers. Il est vrai, dira-t-on, mais qui vous prouve que l'Auteur du monde ait pour votre âme ces complaisances? - Bien des raisons : d'abord cette solution est conforme à la loi d'économie : il n'y a pas pour rnomme de moyen métaphysiquement moins coûteux de connaître la création divine, étant donné que cette connaissance ne lui peut venir de lui-même. En second lieu, toute autre manière de révéler à l'esprit les clioses garantirait bien moins notre dépendance à l'égard de Dieu. Le troisième argument est tiré d'une observation que chacun peut faire sur soi : quand nous voulons réfléchir , cenlivement à quelque objet, ne commençons-nous pas par passer une revue rapide de tous les êtres en général, jusqu'à ce que nous nous soyons arrêtés à celui que nous désirons considérer de plus près? C'est dire que tous les êtres, bien que confusément, sont présents à notre esprit, fait inexplicable si l'on n'avoue que Dieu, « c'est-à-dire , celui qui renferme toutes choses dans la simplicité de « son être, » nous est lui-même présent '. Arnauld a beau protester contre ce qu'il estime une expérience imaginaire"-, l'attention de l'âme est bien la cause occasionnelle de notre science des réalités; mieux encore, elle est « la

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