‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 67 sur 235 · llid., ch. XI, § 2. . u · texte numérisé non relu

llid., ch. XI, § 2. . u

5. Dans le chapitre ii du livre IV de la Rech., largument est combine avec la preuve de Descaries sous cette forme concise : je vois 1 essence de

» éternel, nécessaire et surtout infini, n'est point une » créature. Donc elle (l'étendue intelligible) appartient au » Créateur et ne peut se trouver qu'en Dieu. Donc il y a

» un Dieu Vous voyez certainement par l'étendue

» intelligible infinie que Dieu existe et qu'il n'y a que lui » qui renferme ce que vous voyez, puisque rien de fini ne » peut contenir une réalité infinie ^ » Preuve de fait et de raisonnement tout ensemble : tout à la fois je constate et je déduis. « Ce que l'esprit aperçoit immédiatement est » réellement. Or je pense à l'infini, j'aperçois immédiate- » ment et directement l'infini, donc il est. Car, s'il n'était « point, en l'apercevant, je n'apercevrais rien, donc je » n'apercevrais point... - » Loin de se caclier sous d'impénétrables voiles, cette existence souveraine éclate de toutes parts: ouvrir les yeux, c'est la contempler. La réalité du monde môme est moins évidente que celle de

son Auteur^.

Un tel argument se passe, remarquons -le, de l'idée de Dieu. Malebranclie nous le dit expressément: nous ne connaissons point l'être parfait par une idée*. Nulle image,

Dieu; cette essence est celle d'un être infiniment parfait; où la voir, sinon en l'infinie perfection elle-même ?

1 IP Entret. met.

2. Entretien d'un philosophe chrétien avec un philosophe chinois.

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