‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 70 sur 235 · Recherche, liv. VI, IP part., ch. m · texte numérisé non relu

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» et les corps ne peuvent agir^ » Nous croirions lire le de Moiu ^ et, dans la phrase que Ton vient de lire, se trouve condensée la physique générale de Berkeley et d'Edwards. Une telle physique est toute favorable à la foi religieuse et s'acquitte, envers la théologie du service qu'elle en a reçu, a Si la Religion nous apprend qu'il n'y a qu'un vrai Dieu, cette philosophie nous fait con-

)> naître qu'il n'y a qu'une véritable cause \ >> Malebranche ne serait assurément pas contredit par les deux

écrivains protestants.

Eh! quoi, dira-t-on, point de force automotrice nulle part, non pas même en nos âmes? Que reste-t-il alors de cette liberté dont il nous avait été fait don ? Le métaphysicien retire-t-il si vite le cadeau du psychologue ? — Nullement. La liberté, du moins telle que l'auteur l'a définie, demeure entière. Cette faculté de détourner à notre guise l'élan initial que Dieu nous imprime pour nous attirer à lui n'a jamais été mise en question. Mais, de ce que nous possédons cet inestimable privilège, gardons-nous d'inférer de là que nous soyons directement les causes des changements que notre libre volonté détermine. Vouloir et, en conséquence de la décision prise, exécuter, ce sont deux choses bien distinctes. La première seule nous appartient; la seconde relève de Dieu. Nos désirs et nos résolutions ne seraient tout au plus que les causes occasionnelles des efifets

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