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2. N'est-ce pas au De moiu qu'une phrase comme celle-ci pourrait servir d'épigraphe : • l'étude de la nature est fausse et vaine en toutes manières . lorsqu'on y cherche d'autres véritables causes que les volontés du Tout- . Puissant ou que les lois générales selon lesquelles il agit sans cesse ? »
(F" Eclaire.)
3 Eech., liv. VI, 11' part., ch. m.
qui en découlent, effets que nous espérerions en vain si les lois régulières posées par le Créateur n'entraînaient leur avènement. Car d'attendre de l'Etre parfait qu'il se dépossède de son droit absolu d'initiative pour en investir quelque créature que ce soit, ne nous leurrons point de cette chimère. Un pareil miracle, ou pour dire plus juste, une aussi formelle contradiction serait au-dessus même de la Toute-Puissance. Dieu, « selon les lumières de la » raison », ne saurait transformer des êtres créés « en
» de véritables causes ; il n'en peut faire des dieux Le principe selon lequel il n'y a de causalité que l'Etre parfait domine, comme toutes les vérités éternelles ^ ce vouloir divin auquel Descartes les avait à tort subordonnées. Le Roi de l'Univers ne saurait abdiquer.
Les partisans d'une théorie plus conforme aux ambitions de l'humanité opposent au droit le fait et se prévalent d'un prétendu témoignage que leur apporterait la conscience. Quand je lève le bras, le sentiment intérieur ne me persuade-t-il pas que ce mouvement a lieu en conséquence de mon décret? Bien plus, n'éprouvé-je pas, lorsque je Yeux bander un de mes muscles et par ce muscle agir sur le dehors, une sensation bien nette d'énergie dépensée et de résistance vaincue ? Ces deux arguments, dont le second défraiera l'École de Maine de Biran, ont ici peu de poids et c'est en se jouant que Malebranche les dissipe. L'erreur qui me fait attribuer à ma volonté les modifications éprouvées par mon corps en suite de mes décisions provient de ce sophisme : post hoc, ergo propter