‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 72 sur 235 · X^ Eclaire · texte numérisé non relu

X^ Eclaire

m i;iDÉALÎSME EN ANGLETERRE AU XVIIl* SIÈCLE

hoc *. L'opinion qui prête à l'âme une influence sur le corps est due à la même faute : la volonté que j'ai de lever le bras a toujours précédé son effet ; je n'en demande pas davantage pour conclure que si mon bras se lève, c'est parce que je l'ai voulu. J'oublie que rien de créé ne saurait produire quoi que ce fût, et que mes désirs, d'où je fais dépendre mes actions et leurs suites, ne sont que des causes occasionnelles établies par Dieu, « pour » déterminer l'efficace des lois de l'union de l'âme et du M corps - w. Le mouvement et la vie ne sont pas, ainsi que le prétendra l'animisme, transmis de l'âme au corps. « C'est » à cause que le corps n'est plus propre à faire ses fonc- » tions que l'âme l'abandonne. A-t-on jamais vu que l'âme >: ait quitté un corps sain et entier ^ ? »

Quant à cette conscience directe que nous avons d'opposer, lorsque nos muscles se tendent, énergie à énergie et de nous raidir, en quelque sorte, contre l'extérieur, impression que certaine école donnera pour la révélation intuitive de notre libre causalité, Malebranche n'entend aucunement en nier l'originalité. Mais, ce « sentiment », il l'interprète. « Je vois bien ce qui te trompe encore, déclare » la Sagesse éternelle*, c'est que pour remuer ton bras, » il ne suffit pas que tu le veuilles ; il faut pour cela que » tu fasses quelque effort et tu t'imagines que cet effort, » dont tu as sentiment intérieur, est la cause véritable du » mouvement qui le suit, parce que ce mouvement est fort

1. Hume n'emploiera pas contre la croyance à la nécessité causale une autre dialectique.

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