‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 74 sur 235 · V^ Méditation · texte numérisé non relu

V^ Méditation

L'IDÉALISME EN ANGLETERRE AU XVlil" SIÈCLE

propriété de nous faire éprouver ce que nous sentons à leur présence, « quoiqu'ils ne soient point eux-mêmes pré- » sents à l'âme, que parce que Dieu plus présent à nous » que nous-mêmes nous les représente dans sa propre » substance * ». Si les corps sont par eux-mêmes incapables de se manifester aux sens, bien moins encore peuvent-ils se déplacer les uns les autres. Inertes et aveugles qu'ils sont, comment prétendraient-ils à cette faculté causale qui ne convient qu'à une intelligence ? <( Supposons que cette chaise puisse d'elle-même se re- » muer; de quel côté ira-t-elle, selon quel degré de » vitesse, quand s'avisera-t-elle de se remuer? Donnez-lui » donc encore de l'intelligence et une volonté capable de » se déterminer. Faites, en un mot, un homme de votre fau- » teuil. Autrement ce pouvoir de se remuer lui sera assez y) inutile ^. » La causalité ne se rencontre que dans le divin Entendement.

Parce que la véritable efficace n'appartient qu'à l'Intelligence parfaite, l'ensemble des décisions créatrices ou providentielles par lesquelles sont gouvernés êtres et phénomènes, forme un système hautement rationnel dont l'ordonnance, les belles proportions, les harmonies ineffables méritent l'admiration de quiconque a des yeux pour voir, des oreilles pour écouter et une raison pour comprendre. C'est que Dieu ne procède point, comme un empirique inhabile, par tâtonnements et par à coups. Le monde n'est point régi par des volontés particulières ^, mais bien par

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