‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 99 sur 235 · Lettre du 26 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 26 mars

4. Lettre du 26 avril 1695. Déjà il écrivait à la date du 28 mars 1693 : • J'ai si peu d amour pour la controverse que je ne suis pas pleinemect » résolu. »

Au déclin d'une vie agitée par les tourmentes politiques, LfOcke ne se souciait guère de mener la campagne philosophique à laquelle Molyneux le conviait. Malebranche était encore, malgré son âge, en pleine verdeur ; il sortait, non amoindri, de sa guerre de dix ans contre le plus intrépide jouteur du siècle. Quelque répugnance qu'il eût d'instinct pour les polémiques, il acceptait toute rencontre et savait rendre Llessure pour blessure. Et d'ailleurs, en Angleterre il possédait un second avec qui il fallait compter et dont Locke avait éprouvé déjà l'humeur combative : Jean Norris, qui, dès VEssai paru et sans attendre une attaque plus directe contre la philosophie des idées, avait jeté son défi et marché droit au nouveau sensualisme. Locke ne s'en tint pas, pour réponse, aux épigrammes i}ii)'a parietes de sa correspondance avec Molyneux. Il prit la plume afin de réfuter Norris. Lui fit-il cependant, comme à Malebranche, l'honneur de le craindre assez pour ne se point mesurer, de son vivant, avec lui ? Tant il y a que les Remarques sur 2\orris, beaucoup moins avancées, il est vrai, que V Examen ^ sont également un écrit posthume*.

1. Bemarks upon some of M' Norris's Books^ whereia he asserts P. Malebranche's Opiaiou of our seeiug ail Things in God.

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