‹ L'idéeChapitre 20 sur 42 · I. T. II · texte numérisé non relu

I. T. II

môme et suis tenté de le prononcer; cette attache aussi est exclusive; la présence réelle ou mentale d'un individu d'une autre classe ne l'évoque point dans mon esprit et ne l'appelle point sur mes lèvres. Par celte nouvelle attache, il fait corps avec toutes les perceptions et représentations sensibles que j ai des individus de la classe, et ne fait corps qu'avec elles. Mais il n'est attaché d'une façon particulière à aucune d'elles ; indifféremment, il les évoque toutes. Partant, si elles l'évoquent, c'est grâce à ce que toutes ont de commun, et non grâce à ce que chacune d'elles a de propre; par conséquent enfin, il est attaché à ce que toutes ont de commun et à cela seulement. Or, ce quelque chose est justement le caractère abstrait, le môme pour tous les individus de la classe *. »

On ne saurait défendre un système avec plus d'esprit. Mais la solution est-elle aussi fondée qu'ingénieuse? Il nous sera permis d'en douter.

Que les animaux généralisent à la façon dont parle 11. l'aine, c'est chose possible. On peut lui accorder également que sa théorie répond assez. bien à la manière dont les images s'agglutinent en notre propre conscience. Mais, comme l'a bien

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