Roule. Embnjoîogie générale, ch. vi, I, p
et des phénomènes pathologiques. Entre les uns et les autres, il n'y a, dit-on, qu'une différence de degrés. Soit ! La maladie est le nom de l'état qui résulte de la fonction surmenée ou déprimée. Mais d'une part la surexcitation ou l'abaissement de la fonction en prépare la disparition ; d'autre part Tabolilion d'une fonction atteint l'organisme tout entier et d'autant plus sûrement que la division du travail est poussée plus loin. L'état morbide n'est donc que la disparition d'un des caractères qui distinguent un organisme d'un agrégat de matière brute. Le système qui refuserait d'attribuer aucune valeur à la distinction 'des états physiologiques et des états pathologiques serait donc convaincu de parti pris et même de pétition de principe.
Considérons par exemple l'action qu'exerce sur un organisme vivant quelque peu compliqué une force de la nature toujours agissante et choisissons à dessein une force dont l'action ait été étudiée d'une façon rigoureusement expérimentale. La pression atmosphérique remplit mieux qu'aucune autre les conditions requises. Cette force est en relation directe avec une fonction essentielle de la vie organique, la nutrition, et avec un phénomène chimique, l'oxydation du sang. Si la pression diminue, comme il arrive sur le sommet des montagnes, ou plus encore dans ces couches élevées de l'atmosphère où peuvent s'élever les aérostats, on assiste à un commencement d'asphyxie mais Taccroîssement de la pression détermine des phénomènes pathologiques encore plus nettement caractérisés. La condensation de l'oxygène produit des effets toxiques. L'oxygène condensé « est un poison du système nerveux qui amène un abaissement notable de la température, indice d'un trouble profond dans les phénomènes généraux de la nutrition, le sang n'étant plus ici qu'un véhicule du poi-