‹ L'idée d'évolution dans la nature et l'histoireChapitre 16 sur 95 · Roule. Embryologie générale, ch. ix · texte numérisé non relu

Roule. Embryologie générale, ch. ix

62 LE PROBLÈMii BIOLOGIQUE

loi supérieure d'économie ou, comme on disait au xvii" siècle un principe de moindre action qui tend à produire la plus grande variété de formes aux moindres frais. Cette constatation encourage un mécanisme aveugle et sans critique et lui fait concevoir Tespoir de réduire les phénomènes organiques aux lois simples de la mécanique universelle. Quelle méprise cependant ! Ce principe d'économie auquel la marche de la nature semble obéir atteste uniquement l'existence d'un accord entre les exigences logiques de notre esprit et les lois objectives des processus naturels. Or il n'est pas une preuve plus décisive de la finalité.

Mais oublions Ces problèmes généraux : Nous croyons avoir prouvé que l'adaptation directe implique la spontanéité vivante. N'avons-nous pas exagéré les effets de cette adaptation directe? Les transformations des types n'auraient-elles pas été dues à une adaptation indirectç, procédant de causes aveugles et toutes mécaniques.

Page 1