‹ L'idée d'évolution dans la nature et l'histoireChapitre 61 sur 95 · Wundt. îbid., ch. tv. 1. h · texte numérisé non relu

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contrastent avec ceux de la Grèce comme le Mahabhârata avec riliade, comme le Gange avec Tllissus, THimalaya avec le Pinde, comme les bois d'oliviers de TAttique avec les forêts impénétrables où s'enlacent les tiges et les racines de Farbre de Banians.

Le miliea géographique arrête donc le développement social soit en rendant inutiles le travail et la discipline volontaires qui en résulte, soit en stimulant Timagination au détriment des facultés critiques. Par suite c'est dans Thomme même que doivent être cherchés les véritables facteurs de l'arrêt de développement et nous devons abandonner l'ethnographie pour l'histoire.

La distinction faite par Vierkandt entre les demi-civilisés et les civilisés véritables n'a sans doute qu'une valeur bien relative. Elle correspond en effet à la distinction de l'Occident et de rOrienl, or Ton sait combien la civilisation occidentale s'est distinguée tardivement de celle des peuples orientaux*. D'ailleurs Vierkandt classe les peuples occidentaux du moyen âge parmi les demi-civilisés et tout prouve que le moyen âge a laissé dans nos croyances, notre droit domestique et public, notre goût, notre éducation des survivances étendues et profondes. Cependant la distinction du demi-civilisé et du véritable « Culturmensch » est commode ici. Quand nous comparons à la Grèce l'ancienne Egypte, la Phénicie, la Chaldée, ou à l'Europe moderne le moyen âge et les peuples en qui le moyen âge a le plus longtemps survécu, les Polonais et les Espagnols par exemple, il nous devient possible de découvrir les causes psychologiques des arrêts de développement.

Nous les distinguerons en facteurs primaires et en facteurs secondaires.

Les premiers sont d'ordre purement psychologique : ils

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