‹ L'idée de dieu et ses nouveaux critiquesChapitre 26 sur 89 · M. Vacberot, la Mélaphysiqu» et la Science · texte numérisé non relu

M. Vacberot, la Mélaphysiqu» et la Science

que par une négation complète ou par une affirmation définitive dont une intelligence trop raffinée s’effraye et qui, d’ailleurs, aurait le grave inconvénient d’enlever à la pensée du critique ces teintes mystérieuses où il se complaît. On perdrait quelques-uns des avantages de ce charmant esprit sceptique ou ému à ses heures, littéraire et poétique toujours, si habile à montrer tour à tour et à voiler ses conclusions, à promettre et à refuser son dernier mot, à exciter la curiosité, à la passionner par cette attente que l’on fait renaître sans cesse et que l’on trompe toujours. La logique somme la philosophie critique de conclure. Mais nous ne croyons pas être un grand prophète en annonçant qu’elle ne conclura pas. S’il était permis de sourire en aussi grave matière, je dirais volontiers que cette jeune école est née pour jouer au milieu de nous les grands rôles de la coquetterie. Elle aime le demijour de la pensée et cultive mieux que personne l’art des demi-promesses. C’est la Célimène légèrement mélancolique de la philosophie. Que ce soit là son charme et sa condamnation.

(torri)

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