Inlrolurlion, p. t.v. — 2. Ibid
Jésus , des périls que fait courir à l’histoire la libre interprétation des textes par le goût. Le sens esthétique de M. Renan est offensé par les textes qui établissent l’accord entre certaines circonstances de la vie de Jésus et les prophéties Messianiques. Il les sollicite doucement à disparaître , nous assurant que beaucoup d’anecdotes ont dû être conçues pour prouver que ces prophéties ont eu leur accomplissement'. « Tantôt l’on raisonna ainsi : Le Messie doit faire telle chose; or Jésus est le Messie; donc Jésus a fait telle chose. Tantôt l’on raisonna à l’inAerse : Telle chose est arrivée à Jésus; or Jésus est le Messie; donc telle chose devait arriver au Messie. » On ne serait pas fâché d’avoir quelques preuves à l’appui, établies par la discussion des textes. Mais la question de l’authenticité des Évangiles, la question préliminaire et capitale de cette Histoire, est tranchée dans V Introduction sous forme de postulalum, et nous en sommes réduits à croire M. Renan sur parole.
L’auteur qui attribue aux évangélistes un cercle vicieux, ne s’aperçoit pas qu’il tombe dans la même faute de raisonnement. Les évangélistes disent :
« Jésus était fils de David Jésus était né à Belh-
léhem.... Jésus était né d’une vierge, afin (pic la prophétie s’accomplît. » M. Renan, dans son cinquième évangile, dit : « Jésus n’était pas fils de David, Jésus n’était pas né à Belhléhem, Jésus avait