Étude sur CarlyU
LA RENAISSANCE DO NATÜRALISME. 831 trouvait en rapport avec les conditions de la réalité. Les autres possibles, par défaut d’accommodation aux circonstances rigoureusement liées qui font la série des formes de ce monde, restent à l’état de pures abstractions. Tout se réalise de ce qui se peut réaliser; ce qui revient à dire que tout ce qui arrive est nécessaire, dernière transformation de l’axiome des causes. La contingence est une pure illusion; tout est soumis à une nécessité dont le plus haut objet de la science est de découvrir et de reproduire les lois.
Pas de cause humaine venant interposer le Jeu de sa liberté dans cette chaîne de faits indissoluble* ment liés. Toutes les conceptions, toutes les émotions de l’homme sont les suites fatales d’un état d’esprit qui les emporte en s’en allant, qui, s’il revient, les amène, et qui, si nous pouvons le reproduire, nous donne par contre-coup le moyen de les reproduire à volonté. On arrive à ne plus voir dans les sentiments et les pensées que des effets naturels et nécessaires, enchaînés entre eux comme les transformations d’un animal ou d’une plante'.
Pas de cause divine, ni dans le développement du monde ni à l’origine. La quantité pure est le commencement nécessaire de la nature ; la pensée est le terme extrême auquel le travail de la nature s’achève. L'intelligence est à la fin, non au commencement des choses; elle en conçoit les éléments, elle en recon-