Ibid. t. Il, p
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par la sainte nécessité de la morale qu'il combat le panthéisme, avec lequel il ne souffre pas que sa doctrine soit confondue. Il est de toute justice de tenir compte des explications qu’il nous donne sur un point aussi grave. Il va nous dire quel est le signe infaillible qui marque pour lui le panthéisme, et quelles sont les doctrines qui, distinguées d’après ce signe, y tendent ou s’en éloignent.
Ce qui définit le panthéisme, ce n’est pas, comme on le suppose généralement, la conception de l’identité de Dieu et du monde, conception parfaitement irréprochable à ses yeux si, en même temps que l'identité substantielle de l’un et de l’autre, on établit leur distinction logique. Le vrai panthéisme consiste à supprimer cette distinction de l’idéal et du réel et à marquer toutes les choses réelles du sceau qui ne convient qu’aux choses idéales, la vérité, la nécessité, la divinité. .\ ce titre, Spinoza est panthéiste, tandis que Plotin, Schelling, Hegel ne le sont point, malgré certaines apparences'. Peu importe que i;es philosophes ne réalisent pas l’Idéal en un Être séparé du monde et qu’ils ne lui accordent pas d’existence en dehors de la pensée. Cela seul qu’ils établissent l’Idéal comme distinct logiquement de la réalité, suffit pour qu'ils ne soient pas panthéistes. Au contraire, Spinoza mérite cette qualification pour avoir identifié toutes choses dans l’unité de la Substance, la vérité et la réalité,