‹ L'idée de dieu et ses nouveaux critiquesChapitre 60 sur 89 · T. Il, p · texte numérisé non relu

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buts, le plus pauvre de facultés devra, par une conséquence contraire et réciproque, gagner en réalité ce qu’il perd en perfection. Est- ce là ce qu’il faut conclure du principe si arbitrairement posé par M. Vacherot? Je ne le pense pas, malgré toutes les apparences; ce serait la métaphysique renversée, je pourrais dire la raison détruite.

Ce qui nous sépare de M. Vacherot, en théodicée, c’est, on le voit, une série de contradictions. Il prétend qu’il est impossible d’admettre un Dieu vrai qui soit réel et vivant. Pour nous, l’impossible c’est d'admettre un être parfait qui n’existe pas. Il affirme qu’on dégrade Dieu si on le réalise. Pour nous, un Dieu qui n’existe pas n’est pas Dieu. Il affirme que Dieu est une pure idée de la raison, une abstraction^ une construction de l'esprit, mais qu’il n’en est pas moins un Dieu parfaitement indépendant de l’esprit, et qu’il garde sa réalité objective^ tout en perdant sa réalité vivante. Pour nous il est, au contraire, de toute évidence qu’un Dieu construit et conçu par la pensée, un Dieu-idée ne peut être qu’un Dieu subjectif, comme il convient à toute idée abstraite. 11 est le simple résultat de nos opérations intellectuelles, il en dépend, et son être se mesurant sur l’existence de la raison qui le produit, il est contradictoire de lui attribuer une réalité objective.

Ce point est un de ceux que M. Vacherot conteste avec le plus de vivacité. La réalité objective de nos

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