‹ L'idée de dieu et ses nouveaux critiquesChapitre 7 sur 89 · M. Biol. Mélanges, t. II, p · texte numérisé non relu

M. Biol. Mélanges, t. II, p

qui y sont profondément empreintes, le sens se révolte devant de pareilles exigences. Les causes finales ne seront pas une méthode de découverte, soit ; elles resteront au moins comme la conclusion et le résultat de l’étude de la nature. Cela nous suffit. Aller, non pas des causes finales aux faits, mais des faits aux causes finales, c’est la vraie méthode, selon M. Flourens; c’est la marche scientifique de l'esprit, selon M. Biot ; c’est la vérité, selon la raison. Ce serait mal observer la nature que d’y chercher des causes finales conçues «priori y mais ce ne serait pas l’observer mieux que de s’obstiner à n’y voir ni des convenances, ni des intentions réalisées, ni une pensée, mère de l’ordre.

Ce peu que nous demandons, Kant' ne nous le refuse pas absolument. Mais il joint à la concession, qu’il nous fait, une restriction bien grave. Selon l’esprit de sa critique, l’idée d’une finalité de la nature sert à nous guider dans l’étude des êtres organisés; mais ce n’est qu’un principe régulateur, sans aucune valeur objective. Quant à l’empirisme, il va plus loin que Kant, il est plus logique, et comprenant qu’un principe sans valeur objective ne pourrait d’aucune manière nous diriger dans l’étude de la nature, il le supprime.

Rien n’est plus frivole, nous assure-t-on, moins scientifique, que de s’enquérir du but et du pourquoi des organes; ils existent; la seule question est de

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